Inspirations

Livres, films, musiques, autres JDR ; tout ce qui nourrit le sang-froid

Livres

  • Herbert George Wells : La Guerre des mondes (1898). Le matériau de base, canonique, domaine public en France depuis 2017. À lire intégralement avant la première séance ; les chapitres 1 à 6 (le cratère et l'arrivée du Heat-Ray) suffisent pour cadrer le ton.
  • H.G. Wells, autres romans (tous DP) : La Machine à explorer le temps (1895), L'Île du Dr Moreau (1896), L'Homme invisible (1897), Les Premiers Hommes dans la Lune (1901). Univers cousins exploitables en cross-over JDR Express : Eloi et Morlocks, créatures hybrides, savant fou, sélénites.
  • Bram Stoker : Dracula (1897), domaine public. Strict contemporain de Wells, même Angleterre victorienne, même presse à grand tirage. Univers compagnon parfait pour une campagne longue (voir section Pour aller plus loin).
  • Conan Doyle : œuvre Holmes intégrale (Doyle DP en France depuis 2001) - Une Étude en rouge, Le Chien des Baskerville, La Vallée de la peur, Son dernier coup d'archet. Pour le pendant enquête victorienne du même climat.
  • Jules Verne : Hector Servadac (1877). Pour l'astronomie populaire de la fin du XIXᵉ et l'imaginaire du voyage interplanétaire qui précède Wells.
  • Stephen Baxter : The Massacre of Mankind (2017). Suite officielle autorisée par la succession Wells. Sous copyright, citation pour information uniquement, ne pas reprendre les éléments narratifs.

Films et séries

  • Byron Haskin : The War of the Worlds (production George Pal, 1953). Adaptation transposée en Californie 1953. Tripodes remplacés par des soucoupes à col de cygne. Sous copyright, citée pour mémoire.
  • Steven Spielberg : War of the Worlds (2005). Tom Cruise dans le New Jersey, scènes de panique civile remarquables, descente dans la cave avec Tim Robbins. Sous copyright, citée pour mémoire.
  • BBC : The War of the Worlds (mini-série 2019, trois épisodes). La seule grande adaptation située dans le Surrey de 1898 d'origine. Visuellement la plus fidèle au roman ; sous copyright, mentionnée pour mémoire.
  • Joe Pearson : War of the Worlds: Goliath (animation 2012). Suite spéculative en steampunk années 1910. Mentionnée pour mémoire ; sous copyright.
  • Orson Welles : émission radiophonique The War of the Worlds (Mercury Theatre, 30 octobre 1938). Domaine public aux États-Unis. Étude de cas sur la panique de masse ; à diffuser en bruit de fond pour les scènes de presse et de télégraphe.

Musiques pour la table

  • Jeff Wayne : Jeff Wayne's Musical Version of The War of the Worlds (1978). Opéra rock complet, narré par Richard Burton, fidèle au roman acte par acte. Œuvre sous copyright, citée pour mémoire ; pour la table, privilégier Holst, Elgar, Vaughan Williams (tous DP) listés ci-dessous.
  • Gustav Holst : The Planets, op. 32 (1916), domaine public. Le mouvement Mars, the Bringer of War est l'ouverture parfaite de la première séance. Saturn pour les épilogues.
  • Edward Elgar : Pomp and Circumstance, Marche n°1 (1901). Pour les scènes officielles, War Office, défilés impériaux ; à utiliser ironiquement quand l'Empire vacille.
  • Hubert Parry : Jerusalem (1916). Hymne anglais informel. Pour les scènes de prière, de funérailles, de chœur d'enfants évacués.
  • Vaughan Williams : Fantasia on a Theme by Thomas Tallis (1910, domaine public). Pour les scènes de procession, de prière, de cathédrale au lendemain du débarquement.

Autres JDR de SF victorienne

  • Forgotten Futures (Marcus Rowland), gratuit en ligne depuis 1993. Système de SF victorienne d'inspiration Wells, Verne, Conan Doyle. Plusieurs suppléments dédiés à H.G. Wells. Document de référence absolu pour le ton et les sources d'époque.
  • Space 1889 (GDW, 1988, rééditions modernes par Modiphius en 2D20). Aventures planétaires victoriennes, vaisseaux à éther, Mars colonisée par les puissances européennes. Parallèle inversé : ici les humains sont les colonisateurs de Mars. Excellent contre-point thématique.
  • Etherscope (Goodman Games, 2005). Cyberpunk victorien. Pour les éléments d'écosystème technologique de l'après-invasion : si la technologie martienne survit, à quoi ressemblerait Londres en 1920 ?
  • Castle Falkenstein (R. Talsorian, 1994). Steampunk romanesque, dragons et faë dans une Europe alternative XIXᵉ. Plus haut en magie, mais bonne référence pour le panache victorien.
  • Cthulhu by Gaslight (Chaosium, supplément L'Appel de Cthulhu). Horreur victorienne, Londres 1890. Mécaniques de Sanity et tableaux de phobies utiles à transposer pour la terreur d'aire des Tripodes.
  • All Quiet on the Martian Front (Architects of War, 2013). Jeu de figurines DP-tolérée, suite spéculative de Wells avec Tripodes améliorés et résistance américaine ; référence simulationniste utile pour cadrer l'échelle des affrontements.

Pour aller plus loin

Trois pistes pour étendre vos parties au-delà du module :

  • Campagne longue Wells + Sherlock + Dracula : enchaîner les trois univers de domaine public victoriens proposés par le portail. Vos PJ vivent l'invasion martienne (1898), enquêtent à Whitechapel sur un cas Holmes (1894), poursuivent Dracula à Londres (1897). Trois saisons, trois ambiances, mêmes pré-tirés vieillis. Edith Carrington devient correspondante du Pall Mall Gazette dans les trois aventures.
  • Séquelle Stephen Baxter (Massacre of Mankind, 2017) : seconde invasion martienne, années 1920, dans une Angleterre encore traumatisée. Sous copyright, citation pour information uniquement, ne pas reprendre les éléments narratifs.
  • Cross-over Wells inter-romans : faire jouer une campagne où l'Île du Dr Moreau (créatures hybrides), L'Homme invisible (savant fou), La Machine à explorer le temps (Eloi et Morlocks) et La Guerre des mondes (Tripodes) coexistent dans un univers Wellsien unifié. Tout est domaine public, tout est gratuitement accessible, et la science folle victorienne devient une matière de campagne potentiellement infinie.
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