Fiche technique
Synopsis
Le 15 novembre 1875, une explosion détruit deux cuves d'huile de baleine à la station d'Atlantis Bay (côte ouest du Spitzberg, baie protégée par deux promontoires rocheux). Quatre matelots tués, un baleinier coulé au mouillage, le chef de station Sven Halvorsen mort sur le ponton. La compagnie norvégienne classe l'incident en accident industriel. Sa veuve Inga refuse cette version. Elle a vu, depuis la fenêtre de la maison du chef, une silhouette sous-marine émerger trois minutes avant l'explosion, hublots éclairés, longueur estimée à quarante mètres environ.
Inga ne demande pas de récompense. Elle demande la vérité, et de quoi remettre debout sa fille de douze ans dans une maison qui ne tient plus que par la solidarité du fjord. Le quatuor accepte. Sur place, ils découvrent que le sabotage n'est pas un acte isolé : il s'inscrit dans un complot industriel mondial visant à faire chuter les cours européens de l'huile de baleine pour racheter à bas prix les concessions arctiques norvégiennes. Le sous-marin n'est peut-être pas le Nautilus. Et même s'il l'est, il pourrait n'être qu'un sous-traitant ponctuel, ou un imitateur, ou un troisième acteur que personne n'identifie.
Rappel des paliers de résolution
2D6 + caractéristique (1 à 5) + bonus de Talent. Lecture du résultat :
- 5 ou moins : échec critique, complication immédiate.
- 6 à 8 : échec, l'action ne passe pas.
- 9 à 10 : succès partiel, ça passe avec un coût.
- 11 à 14 : succès complet.
- 15 et plus : succès critique.
Avantage = 3D6, garder les 2 meilleurs. Désavantage = 3D6, garder les 2 pires. La Vue du Salon : 1×/scène, un PJ situé derrière un hublot, une lunette ou un instrument scientifique convertit un succès partiel 9-10 en succès complet 11-14, à condition de citer à voix haute une donnée naturaliste précise (espèce, courant, glace, température). Coût : Désavantage à la prochaine action de combat physique.
Acte 1 : la lettre d'Inga Halvorsen
"Marseille, fin février 1876. Le mistral souffle sur la Joliette. Sur le bureau de Lerouvier, une enveloppe au cachet de Bergen, papier rugueux norvégien. À l'intérieur, trois feuillets en français maladroit, écrits à l'encre noire qui a parfois bavé. Et un dessin au crayon plié en quatre. Morel le déplie. Il pose son calque comparatif des Açores à côté. Il regarde Lerouvier. Il regarde Vauquois. Il dit : « C'est la même. Aux dimensions près. C'est exactement la même. »"
Inga Halvorsen a écrit la lettre elle-même, en français appris à l'école missionnaire de Tromsø. Elle décrit l'explosion du 15 novembre 1875, la mort de son mari, la version officielle (accident sur cuve), et la silhouette qu'elle a vue trois minutes avant le choc, depuis la fenêtre de la maison du chef. Elle joint le dessin au crayon, fait de mémoire deux semaines plus tard. Elle joint aussi un détail : la veille de l'explosion, une délégation d'industriels américains avait visité la station et était repartie sur un navire battant pavillon panaméen. Ce détail a paru bizarre à Sven, mais il l'a noté dans le registre de bord avant l'explosion.
Premières pistes ouvertes
- Comparer la silhouette (Mental 9, Morel en Avantage par son calque). La silhouette du dessin d'Inga concorde avec celle des Açores à un détail près : une protubérance de coque que Morel n'avait pas notée en juillet 1875. Soit le sous-marin a été modifié, soit c'est un autre engin de génération comparable, soit Inga s'est trompée sur ce détail mineur.
- Tracer le pavillon panaméen (Social 9, Delange en Avantage par son réseau de presse). Delange télégraphie à un correspondant de L'Illustration à New York. Réponse en quatre jours : aucun consortium new-yorkais déclaré ne possède de navire en pavillon panaméen, mais la Légation de Panama à New York délivre des pavillons de complaisance à plusieurs sociétés écran.
- Préparer la traversée (Mental 9). Le vapeur Nordkapp appareille de Bergen le 1er mars pour Tromsø puis le Spitzberg. Lerouvier négocie avec un armateur norvégien le passage du quatuor en cabines de seconde, plus le matériel de plongée léger. Tarif d'amitié de la part du capitaine du Nordkapp qui doit une faveur à Lerouvier depuis 1872.
- Documenter la mission (Social 9, Delange en Avantage). L'Illustration commande un reportage de six pages sur les chasseurs de baleine du Grand Nord, ce qui justifie l'embarquement de Delange sans éveiller les soupçons des autorités norvégiennes ou américaines. Couverture solide.
Départ de Marseille le 26 février par train pour Bergen, puis embarquement le 1er mars sur le Nordkapp. Traversée de dix-sept jours, mer dure, glace dérivante à partir du septième jour. Vauquois met deux matelots dans l'infirmerie du bord (mal de mer aigu). Morel travaille à ses calques. Delange interviewe le capitaine norvégien sur les usages de la chasse à la baleine arctique. Arrivée à Atlantis Bay le 18 mars 1876, six heures du matin, soleil de minuit déjà commencé.
Acte 2 : Atlantis Bay sous la glace
Topographie de la station
Atlantis Bay est une baie en croissant, deux promontoires rocheux, un ponton industriel de pierre et de bois noirci, six baraquements de bois rouge couverts de givre, deux cuves de fer rouillé encore debout, une cuve éclatée sur le sol, l'épave d'un baleinier à demi sortie de l'eau près du quai. Trois mois après l'incident, la glace recouvre encore une grande partie de la baie en mars, mais le centre du chenal reste navigable pour un brick à coque renforcée. Inga Halvorsen reçoit le quatuor dans la maison du chef : planches goudronnées, poêle à charbon, tapis de peau d'ours, deux fenêtres sur la baie. Elle livre tout ce qu'elle sait. Pas un témoin direct hors elle-même. Deux matelots survivants partis depuis pour la Norvège continentale. Trois corps non identifiés enterrés sous la neige. Une absence troublante du commissaire d'enquête de la compagnie qui n'est jamais venu sur place.
Trois pistes d'action en parallèle
- Voie d'enquête médicale. Vauquois examine les restes des cuves explosées et identifie au microscope Nachet des traces de poudre noire de qualité militaire. Jet Mental difficulté 11. Sur succès, elle confirme que la composition (granulométrie fine, charbon de saule) est incompatible avec un accident industriel ordinaire et compatible avec une charge creuse posée à l'extérieur de la cuve, sous l'eau. Sur succès partiel 9-10, Vauquois peut invoquer La Vue du Salon en citant une donnée naturaliste précise (par exemple : « Cristallisation à fines aiguilles, typique d'une combustion partielle au contact d'eau salée. La charge a explosé immergée. ») pour convertir en succès complet 11-14.
- Voie d'enquête mécanique. Morel et Lerouvier inspectent l'épave du baleinier Lofoten couché sur le flanc à demi sorti de l'eau. Jet Mental difficulté 11. Sur succès, ils trouvent dans la coque un trou rond et net, vingt-cinq centimètres de diamètre, parfaitement régulier, qu'aucun choc accidentel ne peut produire mais qu'un éperon hydraulique de sous-marin pourrait laisser. La règle La Vue du Salon peut s'appliquer ici si Morel observe par un sabord ouvert la silhouette d'un cétacé qui contourne l'épave et relie sa migration à la baisse de température de l'eau pour deviner l'heure exacte de l'incident.
- Voie d'enquête sociale. Delange sympathise avec Astrid, la fille d'Inga, et avec deux ouvriers norvégiens restés sur place comme gardiens (Anders Olafsen, cinquante-cinq ans, ancien harponneur, et son cousin Lars). Jet Social difficulté 11. Sur succès, elle apprend que la délégation américaine du 13 novembre comportait quatre hommes : trois en redingote noire, un cinquième en costume gris perle qui n'est jamais sorti de la cabine du navire en pavillon panaméen. Olafsen jure qu'il a vu ce cinquième homme observer la station à la lunette d'approche depuis le pont, sans descendre.
L'apparition silencieuse
Trois nuits plus tard, le 22 mars, alors que les PJ dorment dans les baraquements de la station, une silhouette sous-marine pénètre dans la baie. Hublots éclairés en jaune ambre. Elle reste immobile à deux cents mètres du ponton pendant six minutes. Personne ne sort. Personne ne tire. Personne n'attaque. Le sous-marin observe. Au matin, Morel relève sur la plage gelée les marques d'un canot caoutchouté qui aurait débarqué brièvement avant de repartir. Empreintes de bottes de marin (deux paires) jusqu'à la pierre du ponton, retour vers la mer. Sur la pierre du ponton, quelqu'un a laissé un médaillon de cuivre gravé d'un N stylisé.
Inga Halvorsen, veuve commanditaire (Moyen 10).
Mental 3 / Physique 4 / Social 3 - Défense 10. Trente-huit ans, veuve du chef de station, cheveux blonds en chignon, vareuse de laine huilée, fusil de chasse Krag-Petersson dans le coin de la cuisine, fille de douze ans (Astrid). Parle français, norvégien et un peu d'allemand. Pas une cliente passive : elle prend le fusil au climax, dirige la reprise de la station, pèse sur les négociations finales avec la compagnie. Refuse toute pitié.
Acte 3 : l'arrivée du Galveston
"25 mars 1876, dix heures du matin. Soleil de minuit déjà installé pour la saison, lumière pâle et basse. Une voile entre dans la baie d'Atlantis. Brick américain à coque renforcée, deux canons légers en chasse, pavillon panaméen au mât arrière. Quinze hommes d'équipage. Le nom peint en lettres blanches : Galveston. Inga Halvorsen est à sa fenêtre. Elle pose la main sur le canon du fusil. Astrid, derrière elle, ne dit rien. Sur le ponton, Lerouvier se redresse. Il regarde Morel. Il dit : « Ils viennent effacer les preuves. »"
Le capitaine Ezekiel Crane
Le Galveston, propriété d'un consortium d'huile baleinière de New York opéré sous pavillon de complaisance panaméen, vient récupérer les preuves matérielles de l'incident avant que toute enquête indépendante n'aboutisse. Le commandant, capitaine Ezekiel Crane (Valeur 13 : Mental 3 / Physique 5 / Social 5 - Défense 14, 13 + 1 manteau de marine doublé), descend à terre avec quatre hommes armés (Moyen 9 chacun : Mental 2 / Physique 4 / Social 3 - Défense 9). Crane porte une redingote noire, accent du Massachusetts, tabac à chiquer. Il exige des PJ qu'ils remettent tous leurs relevés et qu'ils quittent la station avant trente-six heures. Il dispose d'un mandat émis par un consul américain à Bergen, juridiquement contestable mais visuellement crédible.
Le quatuor a compris : le consortium américain avait sous-traité à un opérateur sous-marin (peut-être Nemo lui-même par contrat ponctuel improbable, peut-être un imitateur, peut-être un sous-marin militaire d'une puissance non identifiée en mission de couverture) la destruction de la station Atlantis Bay pour faire chuter les cours européens de l'huile de baleine et racheter à bas prix les concessions arctiques norvégiennes. Crane est venu effacer les preuves de la sous-traitance, pas du sabotage lui-même. Le sous-marin ne reviendra pas. Le médaillon au N est probablement une fausse piste destinée à brouiller les enquêteurs.
Trois options de résolution
- Combat ouvert. Lerouvier et Morel affrontent Crane et ses hommes sur le ponton. Combat dur, glace qui craque sous les bottes. Inga Halvorsen sort de chez elle avec le fusil de chasse Krag-Petersson au troisième tour. Anders Olafsen et son cousin Lars se rallient au quatuor armés de leurs fusils de chasse à phoque. Vauquois assure les soins en arrière dans la maison. Delange photographie l'engagement en plein vent, plaques au collodion qui serviront de preuve devant l'amirauté française et la Légation américaine à Paris. Crane se replie sur le Galveston avec deux blessés, ordonne le départ. La station est sauvée. Les preuves photographiques entrent dans le dossier ministériel.
- Voie de chantage discret. Delange négocie avec Crane sur le ponton, en lui promettant de ne pas publier les photographies déjà prises ni les relevés de Vauquois en échange d'un retrait immédiat et d'un paiement compensatoire de quarante mille francs à Inga Halvorsen au nom du consortium new-yorkais. Jet Social difficulté 14. Sur succès, Crane part sans coup férir, signe un reçu privé contraignant pour le consortium. Le quatuor renonce à exposer publiquement le complot, mais obtient réparation pour la veuve. Solution discrète plutôt qu'humiliation publique.
- Voie d'embuscade hydrographique. Morel propose de piéger l'entrée de la baie en faisant exploser une cuve résiduelle au moment où la chaloupe de débarquement de Crane traverse le chenal central. Jet Mental difficulté 13 (calcul de courants, timing de la marée, charge contrôlée à la nitroglycérine récupérée dans les stocks de la station). Sur succès, deux Américains à l'eau, panique sur le pont du Galveston, Crane ordonne le repli sans même négocier. Sur échec, l'explosion est mal calée, deux ouvriers norvégiens sont blessés, le climax bascule en combat ouvert défavorable.
L'observation finale
Quel que soit le choix, la silhouette sous-marine est observée une dernière fois ce soir-là. Elle passe à l'entrée de la baie sans entrer, à environ quatre cents mètres du ponton, hublots éclairés. Comme si elle vérifiait que les PJ avaient survécu. Puis elle s'enfonce et disparaît. Morel relève l'heure : vingt-deux heures dix-huit. Vauquois note la température de l'eau : moins un et demi degré Celsius, parfaitement compatible avec une opération sous-marine prolongée à condition d'un système de chauffage interne à pression maintenue.
Épilogue
Issue commune
Les PJ reviennent à Marseille en mai 1876 par le vapeur Nordkapp retour, puis le train depuis Bergen. Le dossier Atlantis Bay est remis discrètement au ministère de la Marine français, qui l'utilise pour faire pression sur le consortium new-yorkais via la Légation américaine de Paris. La compagnie norvégienne, en retour, indemnise la veuve Halvorsen à hauteur de quarante mille francs (ou cinquante mille si la voie de chantage a été choisie). Inga remet sur pied la station avec deux baleiniers neufs et dirige elle-même la nouvelle équipe pour la saison 1877. Elle écrit à Lerouvier en juillet : « La maison tient encore. Astrid grandit. La cuve éclatée sert maintenant de citerne d'eau douce. Merci. »
Si la voie de chantage a été choisie
Le consortium new-yorkais paie sans broncher (preuve qu'il a peur). Le quatuor garde les photographies dans un coffre-fort de la Banque de France. Aucune publication. Mais Delange en sort avec un dégoût durable des compromis silencieux. Trois mois plus tard, elle écrit dans son journal personnel une note rageuse qu'elle ne publiera jamais : « Quarante mille francs pour quatre morts. Le tarif d'un quartier-maître devient celui d'un chef de station, et personne ne le sait, et personne ne le dira. »
Si la mission a tourné court
Crane récupère les relevés, expulse le quatuor, fait sauter le baleinier Lofoten au large pour éliminer la preuve mécanique. Inga Halvorsen perd la station, déménage à Tromsø avec Astrid, vit des indemnités minimales versées par la compagnie norvégienne. Le consortium new-yorkais étend ses concessions arctiques. Le quatuor revient à Marseille amer. Le ministère classe le dossier sans suite. La silhouette sous-marine reste un fantôme dans le carnet de Morel.
Récompenses communes
- Honoraires de mission : huit mille francs par PJ, prélevés sur l'indemnité versée à Inga (avec son accord et sur son insistance).
- Médaillon au N : Morel conserve le médaillon dans son dossier personnel. Avantage en jet Mental pour reconnaître toute pièce ou marque liée à un opérateur sous-marin inconnu dans les scénarios suivants.
- Réseau Halvorsen : Inga peut être contactée pour toute mission arctique ou nordique ultérieure. Hospitalité, ravitaillement, contacts dans les ports norvégiens.
- Talent gagné : chaque PJ peut acquérir un Talent supplémentaire validé par la table.
Statblocks rapides
Inga Halvorsen, veuve commanditaire (Moyen)
Mental 3 / Physique 4 / Social 3 - Défense 10. Trente-huit ans, veuve du chef de station, fusil de chasse Krag-Petersson, fille de douze ans Astrid. Pivot émotionnel et tactique du climax.
Capitaine Ezekiel Crane (Valeur)
Mental 3 / Physique 5 / Social 5 - Défense 14 (13 + 1 manteau de marine doublé). Quarante-cinq ans, accent du Massachusetts, redingote noire, tabac à chiquer, mandat consulaire américain juridiquement contestable. Antagoniste pivot.
Hommes du Galveston (Moyen, ×4)
Mental 2 / Physique 4 / Social 3 - Défense 9. Marins armés du brick américain, fusils Winchester 1873, gourdins. Se replient si Crane le leur ordonne ou si deux des leurs tombent.
Anders Olafsen, gardien norvégien (Faible)
Mental 2 / Physique 4 / Social 2 - Défense 8. Cinquante-cinq ans, ancien harponneur, fidèle à la mémoire de Sven Halvorsen, témoin de la délégation américaine du 13 novembre 1875.
Silhouette sous-marine inconnue (présence ambiguë)
Hors stat directe. Sous-marin de quarante mètres, hublots éclairés en jaune ambre, observé trois fois pendant la mission, dépose un médaillon au N qui pourrait être un faux. Ne tire jamais, n'attaque jamais le quatuor. Présence, jamais affrontement.
Lieux clés
- Maison du chef, Atlantis Bay : planches goudronnées, poêle à charbon, peau d'ours, deux fenêtres sur la baie, fusil de chasse dans le coin de la cuisine. Veuve qui parle bas, dessin sur la table, lampe à pétrole, vent qui siffle entre les planches.
- Ponton de la station : pierre et bois noirci, deux cuves rouillées encore debout, une cuve éclatée, épave du Lofoten à demi sortie de l'eau. Enquête méthodique, traces de poudre noire, trou de coque rond, glace qui craque.
- Baleinier Lofoten (épave) : trois-mâts couché sur le flanc, coque éventrée par un trou de vingt-cinq centimètres, cordages gelés, sabord ouvert sur l'intérieur. Inspection à la lampe sourde, indice mécanique décisif.
- Baie d'Atlantis sous la glace : eau noire dans le chenal central, glace blanche sur les bords, deux promontoires rocheux, soleil de minuit pâle. Apparition silencieuse de la silhouette, hublots jaunes, attente sans tir.
- Pont du Galveston : brick américain, deux canons légers en chasse, drapeau panaméen, équipage hostile en redingotes noires. Climax, négociation tendue, options ouvertes selon stratégie.
Boîte à variantes
- Astrid voit tout. Variante humaine : la fille de douze ans d'Inga a tout vu de la nuit du 15 novembre depuis la fenêtre de sa chambre, mais n'a rien dit à sa mère pour ne pas l'effrayer davantage. Si Delange ou Vauquois gagne sa confiance (jet Social 11), Astrid livre un détail capital qui fait basculer l'enquête : un signal lumineux échangé entre la silhouette sous-marine et la barge américaine trois minutes avant l'explosion. Preuve directe de la sous-traitance.
- Le commissaire d'enquête fantôme. Variante d'enquête : le commissaire d'enquête de la compagnie norvégienne (qui n'est jamais venu sur place) a en fait été retenu à Tromsø par un télégramme falsifié. Si les PJ télégraphient à Tromsø pour vérifier, ils découvrent l'origine du télégramme : New York, via Bergen, signé d'un nom faux. Preuve indirecte du lien Crane-consortium.
- Le sous-marin militaire allemand. Variante de campagne : le MJ peut décider que la silhouette n'est pas Nemo ni un imitateur civil, mais un prototype militaire allemand testé en secret par le ministère de la Marine impériale en 1875-1876, sous couvert de mission scientifique arctique. Cette piste ouvre un arc de campagne où le quatuor doit choisir entre exposer Berlin ou négocier discrètement avec l'attaché militaire allemand à Paris.
- Le médaillon est authentique. Variante minoritaire : et si Nemo lui-même avait laissé le médaillon en signe de respect pour Inga Halvorsen, dont le mari Sven avait sauvé en 1864 un naufragé indien (futur lieutenant du Nautilus) dans les eaux de Tromsø ? Cette variante exige que le MJ accepte d'engager partiellement Nemo dans l'arc, ce qui peut compliquer la suite de la campagne. Réservé aux campagnes longues.

