Livres (domaine public)
- Lewis Carroll : Alice's Adventures in Wonderland (1865) et Through the Looking-Glass (1871). Le matériau canon strict, libre de droit en France depuis 1969. Lus d'affilée, les deux romans donnent dix campagnes de matière onirique.
- Lewis Carroll : The Hunting of the Snark (1876). Long poème nonsense, idéal pour piocher des riddles supplémentaires et des créatures absurdes (Boojum, Snark, Bandersnatch).
- Edward Lear : A Book of Nonsense (1846). Limericks et poésies absurdes anglais, source d'inspiration directe de Carroll. Pour les comptines absurdes de Mina.
- Charles Kingsley : The Water-Babies (1863). Conte fantastique enfantin victorien contemporain de Carroll ; pour l'ambiance pédagogique et les créatures aquatiques bizarres.
Illustrations (domaine public)
- John Tenniel, gravures originales d'Alice (1865 et 1871). La référence visuelle absolue. Lapin Blanc à gilet, Chapelier au chapeau marqué « 10/6 », Reine de Cœur trapue : tout vient de lui.
- Arthur Rackham, illustrations Alice (1907). Aquarelles douces, palette pastel acidulée, parfaites comme moodboard de table.
Films et séries (mention seulement)
Les œuvres ci-dessous sont sous copyright et ne servent que de mention culturelle. Le module Alice JDR Express s'en tient strictement au canon Carroll 1865-1871 dans son narratif.
- Alice in Wonderland (Disney, 1951). Esthétique douce-acidulée que le module évite : trop reconnaissable, copyright lourd.
- Alice (Tim Burton, 2010). Gothique sombre que le module évite également : ambiance trop éloignée de l'absurdité douce victorienne.
- Alice in Borderland (Netflix, 2020). Survival horror japonais qui détourne le motif Alice ; mention pour les MJ qui veulent un ton plus dur sur Looking-Glass.
Musiques pour la table
- Erik Satie : Gymnopédies (1888, domaine public). Mélancolie douce, idéale pour les scènes de calme et les chutes de Jauge de Rêve.
- Claude Debussy : Children's Corner (1908, domaine public). Pièces pour piano dédiées à sa fille Chouchou ; parfaites pour le ton enfance victorienne.
- Maurice Ravel : Ma Mère l'Oye (1910, domaine public). Suite de contes enfantins orchestrés ; la cinquième pièce, Le Jardin féerique, sied au final du procès.
- Suno (génération IA) : prompt utile, "victorian dream waltz, music box bells, harpsichord nonsense". Idéal pour une playlist par scénario.
Autres JDR oniriques
- Wonderland: A Storytelling Game (2005). Petit JDR indé directement inspiré de Carroll. Système narratif léger, parfait complément pour un MJ qui veut creuser le ton onirique.
- Itras By (norvégien, 2008). Surréalisme onirique pur, cartes oracles, ville-rêve mouvante. Le maître étalon JDR de l'onirisme nordique ; mécanique de cartes facilement adaptable au module Alice.
- Don't Rest Your Head (Evil Hat). JDR sur l'insomnie et la folie urbaine ; mécaniques de jauge de Folie cousines de la Jauge de Rêve. Pour pousser le ton vers l'angoisse plutôt que l'absurdité douce.
Pour aller plus loin
Trois pistes pour étendre vos parties au-delà du module :
- Mini-campagne Looking-Glass : enchaîner les trois scénarios du module avec une exploration complète du second roman. Tweedledum et Tweedledee, la Reine Blanche, le Cavalier Blanc, le Jabberwocky comme boss final.
- Génération suivante : reprendre les PJ vingt ans plus tard, à Londres 1885. Adultes brisés ou apaisés, ils reçoivent une lettre du Lapin Blanc et doivent retourner au Pays sauver d'autres enfants.
- Pacte du Chat : campagne longue où les PJ deviennent passeurs entre Londres et le Pays. Ton mélancolique, mécanique de Jauge de Rêve à inverser (ils servent ceux qui tombent).